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"Des Européens sur la lune" : l'Europe va "négocier" avec la Nasa sa participation aux missions lunaires Artemis
information fournie par Boursorama avec Media Services 02/04/2026 à 10:44

L'ESA avait passé un accord avec la Nasa pour trois places dans le programme Gateway de station spatiale autour de la lune, que l'agence américaine vient d'annuler.

Josef Aschbacher à Paris, le 6 octobre 2025. ( AFP / JOEL SAGET )

Josef Aschbacher à Paris, le 6 octobre 2025. ( AFP / JOEL SAGET )

L'Agence spatiale européenne (ESA) va "négocier" avec la Nasa pour assurer la présence de ses spationautes dans les futures missions lunaires Artémis, alors que l'agence spatiale américaine a revu en profondeur l'architecture de son programme , a déclaré son directeur général Josef Aschbacher dans un entretien à l' AFP mercredi 1er avril en Floride.

La Nasa a annoncé il y a un peu plus d'une semaine suspendre le projet de construction d'une station spatiale autour de la Lune , nommée Gateway, pour se concentrer sur la construction d'une base sur le sol lunaire. Pour l'Europe de l'espace, ce changement de pied pose la question de savoir ce qu'il va advenir de ses accords passés avec la Nasa dans le cadre du projet Gateway, qui prévoyaient l'envoi de trois astronautes européens dans des missions Artémis.

Un Allemand devait voler en premier. Un Français, qui pourrait être Thomas Pesquet , et un Italien devaient suivre.

Objectif Lune

"Nous avions un accord avec la Nasa pour trois places dans les vols vers le Gateway. Le Gateway est suspendu, donc je vais devoir m'asseoir avec l'administrateur, Jared Isaacman, et la Nasa, pour négocier comment ces places qui avaient été attribuées pour le Gateway peuvent être utilisées pour la surface (lunaire)", a dit Josef Aschbacher, venu au centre spatial Kennedy assister au lancement des quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis 2, qui vont faire le tour de la Lune dans les neuf prochains jours.

"Combien de places dans les vols vers la surface, à quelles conditions, quelle contrepartie l'Europe doit-elle apporter dans cette négociation et cette discussion ?" a-t-il énuméré. "C'est une discussion qui doit avoir lieu dès maintenant", a-t-il insisté. "Nous devons vraiment nous plonger dans les détails pour résoudre tout cela."

"L'objectif, c'est d'avoir des Européens qui marchent sur la Lune" , a insisté le responsable autrichien.

"Il est clair qu'au début, nous devons travailler avec les États-Unis pour rendre ça possible. Mais bien sûr, le rêve, ou l'objectif, c'est à terme que l'Europe développe ses propres technologies et compétences pour être plus autonome dans les vols spatiaux habités", a-t-il ambitionné.

L'Europe devait fournir certains des éléments de Gateway, déjà construits ou en cours de développement -tout comme l'agence spatiale japonaise (JAXA), autre partenaire de la Nasa, un astronaute japonais devant voyager avant le premier Européen.

5 commentaires

  • 15:08

    Pas sûr que ce soit vraiment la priorité du moment. En plus quand il va falloir choisir entre un Hongrois, un Portugais ou un Belge, ça va encore tanguer.


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